Pour la valorisation du Vivant, on devra encore attendre

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Voici la raison de ma longue inactivité sur biodiversidées : je me consacrais à mon travail. Un boulot qui me plaisait énormément dans le financement de l'innovation. Dans les faits, il s'agissait d'accompagner au montage de dossiers de demande de financements pour des projets innovants. Maintenant, cet emploi est terminé...

Ce que je trouvais palpitant dans ce travail, c'est qu'il me donnait une vision plus claire de ce qui apparaitra dans 5 ans. Ce que j'ai trouvé plus décevant, ce sont les conclusions que j'en ai tiré.

Je suis désolée de vous annoncer que dans 5 ans, nous serons encore très loin de l'économie du vivant. Nous sommes pleinement dans l'aire quasi-exclusive du numérique.

Les projets en construction, les subventions et financement, les emplois (je suis bien placée pour le savoir), les apparitions de start-up... aujourd'hui, tout ça n'a d'yeux que pour le numérique. L'innovation numérique, c'est pratique, rapide, avec un fort retour sur investissement, et ça nécessite peu de moyens matériels. La panacée pour les investisseurs ! Et comme la diversité n'est pas une grande qualité de notre système économico-politique, le reste est presque anecdotique...

Le vivant est aujourd'hui ignoré par la sphère économique. Voyez la considération qui est portée sur les ressources humaines et les écosystèmes. Cela vaut aussi dans le domaine les technologies verte : on parle beaucoup de solaire et d'éolien, mais presque pas de la biomasse. Le vivant, c'est complexe pour sa diversité, c'est plus difficilement prévisible, c'est "risqué". C'est ce qui le rend passionnant à mes yeux. Mais ce n'est absolument pas vendeur.

Désolée pour mon pessimisme, mais voici mon sentiment du jour. Sans un grand coup de pied dans la fourmilière, l'économie du vivant, ce n'est pas pour demain.

Photo : Green economy par Nattanan Kanchanaprat distribuée sous licence CC0 Creative Commons.

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